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B-Street

Street-dance, de la rue à la scène.

Né dans la rue et popularisé dans les halls d’immeubles, la street-dance est devenue un véritable phénomène social et mondial.



Qui n’a jamais entendu parler de hip-hop, ce style si caractéristique d’un mode de vie et d’une communauté toute entière ? De tout temps, la rue et les personnes qui l’anime ont influencé l’histoire, si bien que la dimension artistique s’en est trouvée touchée.
Reprenons au commencement du hiip-hop. Ce genre s’est développé comme un mouvement culturel depuis le Bronx et est devenu le berceau de multiples disciplines de rue alliant si bien le rap, la danse ou le graffiti. Au début très controversé comme la plupart des disciplines de la rue, il a su gagner sa place, se diversifier et devenir un style à part entière.

Vous l’aurez compris, le hip-hop est un tout, un tout qui a permis à un panel de danse de se développer. Ses disciplines sont donc souvent sujettes à amalgames. C’est le cas par exemple du break-dance qui se différencie des autres danses du hip-hop par le fait que c’est une danse au sol. Cette dernière prend ses racines dans les quartiers du Bronx inspirée par des communautés afro-américaines et latino-américaines.
Mais comment ce mouvement venu du Bronx a-t-il pu séduire des communautés du monde entier ? La réponse vient de son origine et de ses valeurs. En effet, la force qui a permis au hip-hop de rentrer dans l’histoire est son message de diversité mettant à bas les barrières de classes sociales ou de genres. Et c’est sans doute pour cette raison que ce style, originaire des quartiers défavorisés de New York, a pu se répandre dans d’autres cultures jusqu’à devenir une mode.

Street-dance, du marginal au populaire.

Originaire de New York, le B-boying -ou break-dance- a grandement inspiré ce mouvement du street-dance tandis que le Shuffle nous vient, lui, de Melbourne en Australie. Ce style est souvent improvisé et possède une forte identité sociale, encourageant les interactions entre les danseurs et le contact avec le public. Les danseurs de rue sont issus de milieux très différents et constituent une fourmilière de cultures variées. Le break-dance a permis d’apporter cet esprit de groupe, de « crew », propre à la street-dance même si la plupart des street-dancers apprennent à maîtriser plusieurs styles de danses pour diversifier leur pratique. Aujourd’hui, de plus en plus de cours de hip-hop « indoor » voient le jour, permettant au plus grand nombre de régulariser et banaliser cette pratique.
Les danses issues du hip-hop  sont devenues tellement populaires que des versions commerciales ont été développés et chorégraphiés par des professionnels pour des clips vidéo de musique pop, hip-hop, électronique ou R&B.
Avec la popularité montante de cette culture, la street-dance évolue bien que davantage pratiquée en salle et en clubs plutôt qu’en plein air. Cette évolution est notable même à Bordeaux où l’on voit de plus en plus de salles proposant des cours de hip-hop.
Même si elles n’ont pas été développées dans cet objectif, les danses urbaines font désormais l’objet de compétitions internationales comme le World of Dance qui regroupe aujourd’hui les meilleurs danseurs et attirent un public toujours plus nombreux.

Le hip-hop : des valeurs qui se transmettent.
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En France, il n’est pas question de parler de hip-hop avant les années 80, et c’est notamment grâce à l’évolution de l’influence afro-américaine que celui-ci a pu voir le jour sur le sol français. Sans cesse balancés entre le feu des projecteurs et l’ombre des rues en raison de la popularité très contrastée du hip-hop, beaucoup de street-dancer vont être contraints de changer de voie ou à défaut, mal tourner.
Le hip-hop français ne s’est pas arrêté là, et nombreux sont ceux ayant persévérés et réussi en fondant des écoles de danse, qui donneront un sursaut au mouvement dans les années 90 jusqu’à aujourd’hui.
Priska, la danseuse que nous avons interrogée a elle aussi décidé de fonder sa propre structure de danse à Mériadeck : 197 Box en 2013 où des spécialistes de chaque discipline transmettent leur passion aux plus jeunes. La jeune femme a elle-même commencé le hip-hop dans la rue comme beaucoup de ses confrères avant de poursuivre sa pratique en autodidacte. Le studio accueille également le champion de France de BOTY* 2010, Salim, enseignant le break-dance et membre du groupe “la Smala”, collectif de danseur renommé à Bordeaux. Priska a créé son école à l’image des valeurs du hip-hop qui lui tenaient à coeur c’est-à-dire le partage, l’ouverture d’esprit et le dynamisme. Ainsi, la communauté de danse urbaine de Bordeaux transmet son savoir avec respect et passion aux personnes qui souhaitent pratiquer cet art dynamique et acrobatique. Tout comme pour les autres disciplines de la rue, la street-dance offre donc au spectateur une performance artistique mais également sportive porteuse de messages de diversité et de partage.

​(*BOTY : Le Battle of the Year, ou BOTY, est une compétition internationale ou nationale de Break Dance)

CONCLUSION :

Que ce soit en plein Bronx, à Paris ou à Bordeaux, le hip-hop se pratique dans le même état d’esprit de partage et de respect envers l’autre. C’est encore une fois un art qui est fortement relié à la rue et tout ce qui s’en approche. La street-dance, le hip-hop, les graffitis sont autant de disciplines résumés sous un seul terme: le hip-hop. Son exportation dans le monde entier a permis une évolution, des styles et des influences qui se retrouvent à présent sur la scène professionnelle.
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